Entre 1910 et 1955, trois femmes, issues de milieux différents, habitent le petit village de Sainte-Élisabeth. Menant leur vie en parallèle, elles subissent l’influence de la toute puissante religion qui régissait la première moitié de ce siècle.
Éva, née en 1910 dans l’île de Miscou au Nouveau-Brunswick, est donnée à une riche famille de la côte. Utilisée comme domestique, ses patrons la forceront à entrer chez les Trappistines de Rogersville. Ainsi, elle achètera le ciel de ceux qu’elle servait fidèlement. En compagnie de sa sœur retrouvée, Éva fuira le Nouveau-Brunswick et s’établira à Sainte-Élisabeth où elle mariera un veuf, père de cinq enfants, non par amour, mais pour assurer sa sécurité. Sa vie se déroule au rythme de la prière et de l’ignorance de ses véritables désirs.
Eugénie, née en 1916 dans la ville de Sorel, appartient à une famille à l’aise. Suite au décès prématuré du père, la famille subit une dégringolade sociale. Vivant avec une mère hautaine et froide, Eugénie trouve refuge dans la religion, la pratiquant à outrance. La rencontre d’un habitant du rang de la rivière Bayonne s’avère décisive, puis son arrivée au village de Sainte-Élisabeth, après une catastrophe naturelle, marquera un tournant dans sa quête religieuse, allant jusqu’à sacrifier l’avenir de son fils. Ainsi, la dévote satisfera sa curiosité malsaine.
Marguerite, née en 1930 à Montréal, est la dernière-née d’une nombreuse famille. Attirée tel un papillon par les boîtes de nuit et le plaisir facile, elle payera un lourd tribut pour ses folles aventures. Naîtra Lili, une boiteuse que la société d’après-guerre refuse d’accepter. Marguerite déménagera à Sainte-Élisabeth où elle apportera aide et soutien à son cousin qui vient de perdre sa femme, reformant une famille décriée par la société puriste.
Un homme, quêteux de métier, unira la destinée de ces trois femmes. Le curé du village, gardant ses paroissiens sous coupe, jouera un rôle prédominant dans la destinée de Sainte-Élisabeth. |
Après avoir fait connaissance des personnages du roman Éva, Eugénie et Marguerite, voici LILI, la suite de cette saga familiale. Le petit village de Sainte-Élisabeth, situé sur le bord de la Bayonne, vient d’enterrer son curé mystérieusement disparu. Il faudra une poigne de fer au nouveau titulaire pour maintenir sa paroisse dans le droit chemin. Au nord de la rivière, Léo Plante accueille sa cousine Marguerite ainsi que Lili, sa fille boiteuse, formant une famille pour le moins avant-gardiste. En fallait-il davantage pour causer un scandale ? Comme si la communauté n’était pas suffisamment bouleversée par cet évènement, elle voit un Italien s’installer dans le rang de la Petite Chaloupe. S’implantant dans ce milieu rural fermé, Rosario Capoletti tente l’élevage des cailles, pire, il gage sur sa réussite. Lili force les barrières des préjugés, apprivoise les minuscules oiseaux et l’étranger. C’est le début d’un grand amour.
Rue du Ruisseau, à l’ombre du clocher, la dévote Eugénie fond la volonté et l’avenir de son seul fils, David, dans le creuset du sacerdoce. Rien au monde ne la fera dérogera de la rectitude religieuse. Suite à des pressions auprès de l’évêché de Joliette, la mère voit son fils nommé vicaire à la cure de Berthierville. Mission accomplie ! Malheureusement, David vit mal dans cette soutane qui n’est pas conçue pour lui. La souffrance lui donne rendez-vous.
Dans ce deuxième roman, le bonheur et la douleur s’entremêlent pour parfois ne devenir qu’un.
Lili est une battante, née pour le bonheur, mais à quel prix le vivra-t-elle ? |
Voici Charles, le troisième volet d’une saga familiale. Après avoir fait connaissance d'Éva, d’Eugénie et Marguerite, vous avez pris plaisir à lire Lili, la fille de Marguerite. Maintenant, nous sommes fiers de vous présenter Charles, le fils de Lili et de David Belhumeur et petit-fils d’Eugénie et de Marguerite. Charles, artiste-peintre, n’a qu’un seul but : quitter la France, où sa mère avait trouvé refuge après le décès de son père et retourner sur le bord de la Bayonne, rivière qui a vu naître ses ancêtres Belhumeur. Charles achète la maison de Damase Sansoucy, mais la vie n’y est pas aussi tranquille que celle espérée. En fait, le peintre doit cohabiter avec des esprits qui ont encore affaire avec le présent. Un vieux chalet, construit sur la pointe de terre qui s’avance vers le cours d’eau, deviendra l’atelier d’art d’où sortiront de magnifiques toiles. Bien malgré lui, Charles s’inscrit au centre d’une véritable intrigue policière dont seul le passé livrera la vérité. Charles entreprend également la restauration d’art religieux et c’est au presbytère de Berthierville qu’il trouvera la clé de l’énigme ainsi que le vrai visage de son père. En plus d’assister à la solution d’un meurtre vieux de plus de cinquante ans, vous serez également séduits par une belle histoire d’amour. |