Native de Ferme-Neuve dans les Hautes-Laurentides du Québec, après une vie familiale (4 enfants et 9 petit-enfants) et professionnelle rythmée par le temps, à la retraite de l’enseignement depuis 1997, adepte du camping à plein temps depuis 2001, vivant sous les palmiers durant l’hiver et dans les pommes durant l’été, nous livre les poèmes qu’elle signe du pseudonyme Armillaire depuis les années 80.

La poésie l’habite depuis le tout jeune âge. Enfant, déjà, elle éprouvait une prédilection pour les textes poétiques, les chansons, les fables de la Fontaine que les religieuses lui faisaient déclamer lors des soirées paroissiales. Plus tard, lire et relire à haute voix les oeuvres des grands poètes, tels Nelligan, Claudel, Lamartine, Péguy, Molière, Racine, Saint-Denys Garneau, Beaudelaire, Villon, Félix Leclerc, Gilles Vigneault et bien d’autres, deviendra une activité presque journalière. Cette activité sera délaissée cependant dans les années 70 par manque de temps quand son couple sera défait par le vent de liberté qui soufflait alors sur le Québec. Dans sa nouvelle et triple vie d’étudiante, d’enseignante et de mère de famille, l’organisation et la planification supplantera la poésie. Puis au milieu des années 80, une véritable pulsion la pousse à traduire en poésie des réflexions, des observations ainsi que des témoignages d’amitié et de reconnaissance. C’est la révélation!... Le plaisir de l’écriture commence à l’habiter pour de bon. Après avoir enseigné avec passion la Mathématique durant plus de 25 ans, elle goûte à jongler avec les émotions, le rythme et les mots le même plaisir qu’à jongler avec les concepts, les énigmes et les nombres. Elle constate aujourd’hui encore, au risque d’en surprendre quelques-un(e)s, une certaine similarité entre la Mathématique et la Poésie. Les deux disciplines, gymnastique de l’esprit, demandent une bonne maîtrise du langage et une connaissance des règles. Fruits de l’inspiration, elles exigent un esprit de synthèse et un acharnement à organiser sa pensée en un tout cohérent et concis qui sont à la source du plaisir éprouvé tant à jongler avec les mots qu’avec les nombres.... Beaucoup de ses textes portent la couleur du temps. Ce temps qui passe trop vite. Ce temps qui lui a tellement manqué. Ce temps qui marque le rythme des saisons et des ans. Ce temps qui laisse des marques indélébiles sur les êtres et les éléments naturels. Ce temps qui file, qui use ou qui guérit sans que l’on ne puisse jamais le rattraper. Ce temps qui diminue sans cesse en avant à mesure qu’on avance en âge. Rien d’étonnant donc que son premier recueil intitulé SI L’ON S’ARRÊTAIT soit en fait, une réflexion sur le temps. Combative et positive, elle tient à ce que sa poésie soit inspirante et motivante. Elle se targue d’écrire, non pour les initié(e)s seulement, mais bien pour un public beaucoup plus large, à qui elle voudrait faire redécouvrir et apprécier la poésie. Pour elle la poésie est inspiration et motivation à traduire en mots une observation, une émotion, une réflexion. Elle est vibration, rythme et sonorité qui se veut un plaisir pour l’oreille. C’est pourquoi, dit-elle, un poème n’est pas fait pour être lu, mais bien pour être récité ou chanté. Elle écrit: Ma poésie est vibration de mots et de sons, en musique une chanson... Ma poésie est émotion devant l’événement, au gré du temps et du vent... Ma poésie est sonorité à réciter, ou encore à chanter”... |